Le premier cirque amateur de France

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Le début

samedi 13 septembre 2014, par Frédéric Helleux

Bon nombre de personnes s’interroge sur les origines du Cadets’ Circus. Le Cirque d’Etréchy n’est pas né d’un coup de baguette magique et son fondateur, le Père André, n’est pas un personnage de légende.

Il faut remonter à la société d’origine « Les Cadets de la Juine  »

Partons à la découverte des premiers pas d’une belle aventure vécue par plusieurs centaines de passionnés.

Tout commence en 1921. La France sort meurtrie d’une longue guerre mondiale (1914-1918) qui a fait des millions de victimes. Le climat social est perturbé par des manifestations et des grèves violentes. Notre pays, avide de paix, est traversé par de grands courants politiques et souffre d’un anticléricalisme virulent (le passage d’un prêtre dans la rue déclenchait des « croassements »). L’Eglise catholique se dynamise et se préoccupe de l’éducation de la jeunesse au travers du scoutisme, des patronages. Etréchy est un reflet fidèle du climat national. C’est alors un village rural de 1.700 habitants, traversé par la Route Nationale, desservi par le chemin de fer et possédant plusieurs fermes au sein du même bourg.

Le Père André Regnault, Chanoine régulier de l’Ordre des Prémontrés est nommé Curé d’Etréchy le 20 février 1921. Il arrive de Montlhéry où, comme vicaire, il s’est beaucoup occupé des jeunes. Il vient reprendre spirituellement une Paroisse en léthargie. Le jour même de son installation, il organise une partie de ballon et entre directement en contact avec les jeunes d’Etréchy. Pour eux, il transforme le premier étage de son presbytère en salle de jeux et les jeunes arrivent : 10, 20, 30 et bientôt plus de 50 garçons, les filles allant chez les sœurs. Ils ont à leur disposition un billard, des jeux de société et ce patronage prend le nom « Les Cadets de la Juine ».

Le Père André et ses Gars

La place commence à manquer et tel Don Bosco, Saint Patron du Cadets’ Circus, le Père André cherche un endroit pour accueillir toute cette jeunesse. Une bonne « fée » veille en la personne de Madame Morin, Châtelaine du Château de Gravelles. Elle offre gracieusement, au Père André, le terrain que nous avons aujourd’hui. On ne souligne jamais assez la générosité de notre bienfaitrice qui aide, toute sa vie, notre Fondateur et ses jeunes. Le terrain est assez grand, occupé par une remise de voitures à cheval. Aussitôt, le petit baraquement est démoli et un solide bâtiment en pierre est construit (l’actuel emplacement de la scène). Son aménagement intérieur est l’œuvre des Cadets qui n’hésitent pas, chaque week-end, à se transformer en hommes du bâtiment. Par la suite, le Père André achète les éléments d’un hangar, les fait réinstaller à la suite de la bâtisse en pierre et complète le tout par des cloisons en carreaux de plâtre. Cet ensemble demeure tel quel jusqu’aux agrandissements de 1952 et 1954.

Les activités des Cadets de la Juine peuvent se multiplier : théâtre, football, équitation, musique, cinéma et gymnastique. Epaulé par l’Abbé Legros, un vicaire énergique, le Père André fait preuve d’une activité débordante et sait, avec talent, susciter les bonnes volontés.

1927