Le premier cirque amateur de France

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Le Chapiteau

jeudi 5 décembre 2013, par Frédéric Helleux

Le matériel pour le chapiteau de 1000 m², les gradins de 800 places, les 300 chaises et les coulisses représentent :
2 semi-remorques
1 remorque 30 m3
4 remorques plateaux
la piste autoportée
A ces remorques il faut ajouter :
la caravane caisse
la caravane gardiens
la caravane costume
la caravane sono
la caravane intendance
la caravane atelier
la caravane sanitaire
Tout ce matériel est acheminé et monté durant 1 week end grâce à une équipe entièrement bénévole : Les membres du cirque, des amis de longues dates et biensur les papas et mamans des enfants du cirque
Voici les étapes de ce long week end
Tout commence le vendredi soir à 17 h. Trois équipes se préparent pour un long week-end.
Une première équipe attelle et descend les 2 semi-remorques et les 3 autres remorques de matériel. Pour cette transhumance une société strépiniacoise nous prête deux cabines de camion pour le week-end.
D’un autre côté 3 personnes sur le champ de foire commencent à tracer les points d’ancrage du chapiteau. Après avoir positionné les deux mâts on marque à la bombe dans l’herbe tous les points où vont être plantés les crayons qui maintiennent le chapiteau.
Enfin, une troisième équipe, aidée de jeunes s’active à la salle pour commencer à charger le matériel dans le camion.
Le samedi matin à 8 h précises, le champ de foire prend vie. Une dizaine de membres du cirque et d’autres bénévoles (pères d’enfants inscrits ainsi que des amis de membres) se retrouvent pour 48 h. Les équipes se forment : les plus anciens expliquent aux novices les différentes étapes du montage et chacun trouve sa place en fonction de ses connaissances et de ses capacités.
L’équipe la plus bruyante et pourtant peu nombreuse s’active autour du compresseur pour enfoncer, au marteau piqueur, les plus de 100 crayons d’1m d’acier dans le sol.
Pendant ce temps là, tous les autres s’attellent à vider la première semi remorque : les six sacs contenant la toile du chapiteau, le touret de l’alimentation principale et les 2 mâts.
Quand les platines de mâts sont bien fixées au sol, les poulies et câbles des tire-fort* bien positionnés, on déplie les différentes portions de la toile sans marcher dessus ni la faire trainer au sol pour éviter de la percer. On monte les mâts à l’aide d’un engin de levage. C’est une étape majestueuse du montage. Les mâts sont ensuite maintenus grâce aux araignées.
Il est 9 H 30, autour d’un café et d’un croissant les équipes s’étoffent et font une première pause.

On continue de vider la première semi pour déposer tout autour du chapiteau : les 120 poteaux de tour, les cliquets de sangles et les 20 corniches.
On place ensuite les deux couronnes au pied des mâts pour les coudre à la corde à la toile, on attache les 6 coutures de 15 m pour solidariser les 6 pans de toiles et ne former qu’une seule toile de 1000 m².
Commence alors l’opération la plus délicate du week-end : le montage de la toile… doucement, on commence à monter la toile à l’aide des 4 tire-forts.
Ensuite, on place les poteaux de tours pour transformer le chapiteau en piscine géante enfin, quand tous les poteaux de tour sont placés et les sangles bien tendues on monte la toile à plus de 8 m de haut. On vient rapidement placer les corniches à l’intérieur du chapiteau pour soulager la tension de la toile. En quelques minutes la toile est montée et solidement arrimée.
C’est à ce moment que la piste auto-portée fait son entrée pour être placée entre les deux mâts. Dès que la toile est montée le premier camion est déchargé sur la dalle et se prépare à faire un nouveau voyage, il faut transporter des dizaines de malles métalliques contenant l’électricité, la sono, l’éclairage, les rideaux et tout le petit matériel stocké à la salle et nécessaire au montage du chapiteau.
Pendant ce temps, un groupe s’est occupé de monter les 2 tentes blanches qui abritent les coulisses.
Vers midi, l’équipe la plus appréciée de tous arrive avec un magnifique buffet pour une deuxième pause bien méritée !
Après s’être restauré l’aménagement intérieur du chapiteau commence.

Certains fixent les 9 portions de toile qui forment le tour du chapiteau. Une dizaine de personnes s’occupe de la piste. La partie centrale est tout d’abord fixée au sol par des chaînes puis les 6 panneaux articulés sont dépliés à l’aide d’un palan tiré par 5 ou 6 personnes. Les 5 podiums qui forment l’entrée de piste sont solidement et très bruyamment boulonnés par une équipe d’habitués. Dès la pose des planchers des podiums, une petite équipe très silencieuse installe tous les rideaux. Dans le même temps les 10 palettes de planches des gradins sont déchargées de la deuxième semi.

De leur côté, les électriciens ont tiré des mètres et des mètres de câbles, monté les 40 m de la structure du pont de lumière et installé plus d’une quarantaine de projecteurs. Il leur reste toute la journée de dimanche pour repérer et noter toutes les références des prises et des lignes électriques
Les 40 crémaillères métalliques, les 40 pieds et toutes les grilles de tours sont répartis à l’intérieur du chapiteau. De nombreux parents et des jeunes du cirque s’appliquent à suivre les plans de montage. Bientôt, les 3 parties du gradin de 800 places sont montées.

L’installation se termine tranquillement vers 18h dans la convivialité.
Après un passage éclair chez soi pour une bonne douche on se retrouve tous sous le chapiteau pour le premier barbecue.
Le dimanche matin vers 9h, l’activité reprend. Il faut finaliser les installations extérieures et positionner les différentes caravanes : la caravane caisse et ses panneaux, la caravane costumes, les sanitaires. Les grilles de protection du chapiteau sont placées et le luminil est fixé aux arceaux, les structures des deux buvettes sont montées et placées aux deux entrées.

Dans le chapiteau les grilles de tour de gradin sont installées et les électriciens identifient toutes les prises de courant encore disponibles…
L’après-midi, les treuils de la vergue sont installés et tous les agrès nécessaires au spectacle sont descendus de la salle et testés en condition sous le chapiteau pour vérifier les points d’accroche.
Il est impératif que tout le matériel soit opérationnel pour le mardi soir lors des premières répétitions.

Depuis quelques années les décors de fond de piste sont de plus en plus importants et leur mise en place prend du temps.
A l’écart du chapiteau on s’active aussi : les costumières préparent à la salle les nombreux portants avec tous les costumes pour vérifier qu’ils sont tous prêts et noter les différents ajustements qui reste à faire avant la répétition générale
Durant l’après-midi, 4 ou 5 personnes installent, sur les poteaux les plus stratégiques de la commune, les grands panneaux annonçant le spectacle
Au final, sur les deux jours, plus de 50 personnes se seront relayées dans la convivialité pour permettre à ce beau chapiteau d’accueillir les spectacles.
50 monteurs bénévoles, anciens membres du cirque, parents d’enfants du cirque, ou sympathisants. Du médecin à l’agriculteur, de l’ingénieur au chauffeur-livreur, tout le monde déplie la lourde toile du chapiteau, et décharge les planches et crémaillères du gradin. Discrets durant l’année, l’équipe des monteurs se reforme pour les deux week-ends de montage et de démontage du chapiteau